Bonjour ! Phil.
Pour répondre à ta question de savoir s’il y en a plus de lapin à queue blanche qu'il y a quelques années ?
Voici ce que j’ai retrouvé sur le net sur ce sujet.
Présent dans une grande partie des États-Unis, le lapin à queue blanche (
sylvilagus floridanus) s’est installé au Canada, dans le sud de l’Ontario à partir des années 1860. Depuis il ne cesse de progresser vers le nord, profitant du réseau ferroviaire transcontinentale qui borde les terres de toutes les grandes régions nord-américaine. Il a su profiter du défrichement des forêts, de l’absence de prédateurs, de l’expansion des grandes cultures agricoles et maintenant de ceux des changements climatiques. Il est arrivé progressivement au Québec, à partir des années 30. On le rencontre dans la région de l’Outaouais, de l’Estrie, du Grand-Montréal, des Laurentides, de Lanaudière, et du Centre-du-Québec. Il prolifère aujourd’hui dans les vergers, les champs vacants et dans certains parcs urbains végétalisée. Plutôt nocturne, durant le jour, il se creuse une cachette sous une souche ou dans un bosquet. Il lui arrive aussi d'utiliser un terrier de marmotte lorsqu'il doit s'abriter. Son aire de répartition au Québec est toujours en expansion. On trouve aujourd’hui des lapins à queue blanche jusqu’à l’Est du Québec, dans la région du Bas-Saint-Laurent et jusqu'à Mont-Joli en Gaspésie.
Voici la répartition mondiale du lapin à queue blanche indiqué en rouge sur cette image.
Il a été introduit pour la chasse dans plusieurs pays européens dont la France dès 1953 pour compenser la raréfaction des lapins de garenne (
oryctolagus cuniculus) victimes de la
myxomatose, une maladie virale mortelle très contagieuse. En France, son adaptation fut difficile et sa densité territorial demeure faible.
Même si le petit mammifère semble plus nombreux qu’auparavant, il est encore difficile de le confirmer avec certitude. Selon le MELCCFP (
Ministère québécois de l'Environnement, de la Lutte contre les Changements Climatiques, de la Faune et des Parcs) «
l’absence de suivi ne permet pas de déterminer si l’espèce a étendu son aire de répartition récemment ni si elle est en augmentation ». Il reconnaît toutefois qu’il n’est pas impossible que l’espèce soit plus abondante, car elle profite des modifications apportées aux écosystèmes par l’agriculture et l’urbanisation. Contrairement au lièvre qui préfère de loin les milieux forestiers, le lapin à queue blanche apprécie la nourriture et les abris que lui procurent nos quartiers résidentiels. Un autre élément pouvant expliquer son abondance est son taux de reproduction élevé. «
La femelle peut avoir jusqu’à 4 portées par année, entre 2 et 8 petits », nous informe le CRECQ (
Conseil Régional de l’Environnement du Centre-du-Québec). De plus, de l’avis du MELCCFP, les hivers plus doux et un très faible couvert de neige au sol pourraient favoriser l’animal, qui est moins adapté aux conditions hivernales que le lièvre d’Amérique (
lepus americanus).